Un portrait avec Michel Bussi, autour de N.E.O.

À l’occasion de la préparation de la gazette Un été chez PKJ et de la parution des Deux châteaux, nous avons eu envie de poser quelques questions à Michel Bussi, l’auteur de cette saga qui nous captive. Ses réponses sont passionnantes et nous donnent un aperçu des coulisses de l’écriture…

Été 2020, le teasing commençait sur le lancement de N.E.O. : 1 an déjà ! Le tome 2 est sur table en librairie. Comment s’est passée cette année, avec les premiers retours de lecture notamment sur La Chute du soleil de fer ?

Cela a été formidable de discuter avec des ados, ou beaucoup d’adultes d’ailleurs, qui attendent la suite des aventures de mes héros. C’est assez jubilatoire de savoir à l’avance, ce que mes personnages vont devenir, ou de connaître leurs secrets, alors que mes lecteurs se posent encore de multiples questions.

Dès le premier chapitre, on est embarqué immédiatement. Une attaque se prépare contre le camp de Mordélia… Pouvez-vous nous parler de ce personnage sombre et mystérieux ? et surtout de ce qu’elle protège ?

Mordélia est l’un des personnages centraux de ce roman. Elle représente la figure de la sorcière, mais elle perd tout au début du tome 2. Un des enjeux du livre sera donc sa vengeance, mais aussi le motif de sa haine, caché dans un cahier qui dévoile une partie du secret de leur enfance.

Le clan du tipi et le clan du château sont réconciliés. Pour combien de temps ? Comment se sont-ils organisés ?

Il faudra lire le roman pour le savoir ! Mais les tomes suivants ne sont plus basés sur les oppositions des deux clans, mais entre plusieurs choix pour le monde nouveau : la montée d’une dictature face à ceux qui tenteront de lutter contre. 

Y a-t-il un personnage à qui vous accordez plus d’importance qu’initialement prévu ?

Plusieurs, par exemple Saby, la meilleure amie de la reine Alixe, qui a un grand sens de l’humour et de la répartie : elle permet de rendre plus légère certaines situations. J’ai augmenté le rôle de son amoureux transi, l’historien Valère, ou la petite Chrysanthe que je trouve très attachante, et qui aura un rôle de plus en plus important.

Comment concevez-vous le découpage de la saga ? Aviez-vous en tête dès le début l’articulation de chaque tome ?

Oui, je n’ai commencé à l’écrire que quand j’avais les quatre tomes en tête. Néanmoins, l’invention d’un tel univers dystopique m’a amené à tirer de nombreux fils que je n’avais pas prévus au départ… un peu comme une mythologie qui s’enrichit.

La construction du scénario est parfaite, plusieurs intrigues, des fausses pistes : parfois on oublie même le mystère initial tellement la lecture est prenante. On imagine votre bureau devant un mur géant avec des annotations constituant un puzzle géant complet. Pouvez-vous nous dévoiler comment se déroule l’écriture de N.E.O. ?

Je prends bien entendu beaucoup de notes, avec un plan le plus précis possible, avant de me plonger dans l’univers de N.E.O.. Mais l’avantage d’écrire une telle aventure est aussi de se laisser porter par la puissance des situations, des enjeux, des rebondissements…  J’ai tendance à dire que plus les scènes sont fortes, et plus on peut se laisser porter par l’écriture.


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